ANTONIN MALROUX

Publié le par JIPEHEM

LELIVREDEPOCHE


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Un fils pour mes terres.

  En cette année 1955, la jeune et douce Angéla Ramioni, placée chez les Deschaumes depuis l'âge de quatorze ans, rejoignait chaque matin, vers les huit heures, la ferme de ses maitres, à Bienvenue, tandis que sa mère se rendait à l'usine de conserverie.

Les Deschaumes exploitaient une ferme, ainsi qu'une entreprise de bois héritée des parents de Mme Deschaumes.

Hippolyte, le maitre des lieux, régnait sur son personnel avec autorité et rigueur. Vêtu toute l'année de vestes sport et de jodhpurs, les mollets enserrés par des guêtres de toile ou de cuir, l'homme en imposait à tous malgré un chapeau trop petit éternellement vissé en haut de son mètre  Quatre-vingts.

Lorsqu'il se déplaçait en voiture, il conduisait avec des gants de cuir, qu'il ôtait d'un geste lent et suffisant.

Ceux dont il serrait la main s'en souvenaient toujours et confiaient, songeurs: "Quand il nous serre la main, on dirait qu'on lui appartient tellement il y met de force…"

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…"Chapelou, voilà ton héritier!" murmura-t-elle en regardant le ciel. FIN.

 


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