VICTOR HUGO

Publié le par JIPEHEM

Victor Hugo – L’Année terrible(4)

 

« A CEUX QU'ON FOULE AUX PIEDS »

Eh bien, que voulez-vous que je vous dise, moi !

Vous avez tort. J’entends les cris, je vois l’effroi,

L’horreur, le sang, la mer, les fosses, les mitrailles,

Je blâme. Est-ce ma faute enfin ? j’ai des entrailles.

Éternel Dieu ! c’est donc au mal que nous allons ?

Ah ! pourquoi déchaîner de si durs aquilons

Sur tant d’aveuglements et sur tant d’indigences ?

Je frémis.

 Sans compter que toutes ces vengeances,

C’est l’avenir qu’on rend d’avance furieux !

Travailler pour le pire en faisant pour le mieux,

Finir tout de façon qu’un jour tout recommence,

Nous appelons sagesse, hélas ! cette démence.

Flux, reflux. La souffrance et la haine sont sœurs.

Les opprimés refont plus tard des oppresseurs.

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Publié dans CULTURE GENERALE

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A
<br /> <br /> Bonsoir étoilé Jipé<br /> <br /> <br /> Très joli ce texte de Victor Hugo, c'est un côté de toi que je ne connaisssais pas, mais  j'aime bien aussi.<br /> <br /> <br /> Douce soirée et bisous angélique<br /> <br /> <br /> Angeline<br /> <br /> <br /> <br />
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