AIGUILLON

Vous me reprochez, très gentiment au demeurant, de taper sur le très grand humoriste Stéphane Guillon. Si, si, j'ai bien lu. Vous me dites: "c'est le seul qui ose dire ce qu'il pense!" C'est faux. Depuis Coluche tout le monde ose dire ce qu'il pense, ou plutôt, dire ce qu'il pense que tout le monde pense. Ce monsieur se prétend humoriste. Qu'il sache alors que ça suppose quelques petites choses, comme un minimum de culture, un minimum d'intelligence, savoir à peu près bien écrire avec un minimum de vocabulaire et, bien entendu un minimum de sens de l'humour. Lorsque tout ça est réuni, ça donne Desproges, ou pour citer des vivants, François Rollin. Ou encore son colocataire de France Inter, François Morel. Malheureusement, d'après ce que j'ai pu constater, consterné, ce pauvre en est totalement dépourvu. Voyez, quand Coluche dit que les agents de police sont bêtes à cause du képi qui serre le cerveau, c'est plus drôle et intelligent que de dire en s'esclaffant que madame Boutin est moche…Si, si.
Ce qui est insupportable également, c'est qu'à chacune de ses phrases, comme Timsit, il se complait dans un sourire horripilant. Ca peut signifier deux choses contradictoires. Soit il est, à contre sens, très fier de ce qu'il dit, soit, peu sûr de lui, il tente de nous entrainer à sourire. Moi, il me fait fuir.
Qu'il fasse ce qu'il veut, mais qu'on cesse de me l'imposer chaque fois que j'allume un poste. Nous vivons noyés dans une époque où l'on encense la médiocrité par-dessus tout, parce que l'on s'adresse à un public médiocre de jeunes ignares. Des rigolos pas drôles ou des chanteurs inaudibles…
Zut, je vais finir par m'énerver et il me faudra consulter mon médecin traiteur pour m'ordonnancer un calmant.