DICTATEURICATURE
-Dites-moi votre himalayesque altitude, vous m'avez l'air bien soucieux…
-Soucieux? Mais je suis atterré mon bon ami!
-Atterré, vous, votre grandiosité… C'est impensable!
-Je suis atterré, abattu, néantisé, refroidi…
-Vous? Mais comment ce fait-ce? Un abominable comme vous! J'ai du mal à croire…
-Et bien pourtant, insignifiant ami, je suis dans le dessous des dessous, au fin fond du tréfonds, je suis à bout, marabout!
-Mais, monstrueuse hauteur, pourquoi? Pourquoi?
-Comment ça pourquoi? Vous n'avez donc pas la télé, la radio, vous ne lisez pas les journaux?
-Ben si, évidemment, comme tout le monde…
-Et cependant vous ignorez que se trouve en Europe un pays insignifiant qui se prend pour une vraie dictature à cause d'un sale petit garnement arnaqueur, amateur et incompétent, un maladroit qui se prend pour le tsar de toutes les Russies.
-En Europe… Un pays… Tsar… Non?
-Ah non? Alors comment tu appelles un type élu uniquement parce que les gens ne voulaient pas d'une bonne femme, qui décide de tout, d'absolument tout, qui change les lois chaque matin selon son bon vouloir, qui ne tient compte de l'avis de personne, encore moins de son peuple? Un malotrou qui ne pense qu'à faire pousser des flics derrière chaque porte? Qui passe son temps à ficher ses concitoyens et qui promulgue des lois liberticides à tour de bras? Hein? Hein?
-Ben voui, vu comme ça, ça ressemble à de la dictature pur fruit pur sucre.
-Je te le fais pas dire, et c'est ça qui me mine. Ce gars là est un usurpateur. On ne s'improvise pas dictateur comme ça. C'est une vraie vocation. Moi par exemple, tout petit déjà, comme mon papa qui dictatura très longtemps, je terrifiais ma famille pour un oui ou pour un oui.
-Vouivoui, je comprends. Mais que comptez-vous faire?
-Je suis effondré, prostré, affolé, effaré. Mais pourquoi donc ce pauvre type ne se contente-t-il pas de faire comme le grotesque Obama qui ne gêne personne, lui?
-Mais qu'allez donc vous faire contre cette galère?
-J'en suis malade, complètement malade, mais que voulez-vous, je ne puis déclarer la guerre, je dois compter sur la démocratie et que le peuple le jette au fond des oubliettes des urnes.
-Vous… La démocratie…?
-Et alors, j't'emmerde! Casses-toi pôv'con!