EPISTOLAIRE
"Comment dois-je m'adresser à vous?
Monsieur le Président serait une insulte à la fonction. Monsieur tout court sous entendrait un minimum de respect, quant à Monsieur le Chef de l'Etat mériterait au moins le minimum de compétence qui vous fait défaut. Donc, passons outre.
Par la télévision qui vous caresse quotidiennement nous vous voyons chaque jour, imbu de vous-même, fier de votre non-gouvernance et de votre suffisance, ignorant tout de ce que vous devriez connaître comme l'exige votre responsabilité. Vous qui vous prenez pour un grand homme retourner-vous et regarder dans un vrai miroir qui vous renverrait l'image triste et grise du malheureux cancre sans éclat qui apparaît déjà au monde entier. Un tout petit, plus petit encore que vos caricatures ne le suggèrent.
Dans la vraie vie un chef se reconnaît par la qualité supérieure de ses subordonnés. La médiocrité de votre équipage, incapable de mener à bien quoi que ce soit, des bras-cassés recrutés dans on ne sait quelle poubelle de l'histoire qui se fera sans vous, voire contre vous.
Si ça n'était pas si tragique, votre présidence nous ferait bien rigoler. Mais il ne faut pas se moquer de la misère lorsque, contrairement à vous on est un homme de bien. Contrairement à vous qui n'hésitez pas à grimper sur le dos des pauvres gens pour vous hisser en haut d'une gloire fragile par ce qu'usurpée. Vous n'avez pas peur d'utiliser deux malheureuses gamines pas très futées ou pire, de petits enfants tahitiens qui ne vous ont rien demandé, mais qui font joli devant la caméra, sans la moindre pudeur et qui humilie le pays tout entier.
Votre incommensurable suffisance vous aveugle au point que face au refus d'une population entière, vous foncez sans frein jusqu'au bout de vos fantasmes politico-démago-absurdes. Aveugle au point que vous ne voyez même pas que dans vos propres troupes, nombreux sont ceux qui se braquent devant vos pseudo réformes. Comprenez, ce ne sont pas les réformes (souvent nécessaires) que l'on refuse, mais VOS REFORMETTES sans queue ni tête, idiotes et inabouties. Un soir de mai, vos fidèles ouvriront leurs yeux sur votre incompétence crasse et vous laisseront tomber au fond du gouffre sans fin qui sera votre Panthéon. Quelle pantalonnade!
A moins que, dans un réflexe salutaire vous ne preniez pour la première fois la bonne décision: la démission que tout le monde attend, sauf bien entendu, les étrangers qui rigolent sur votre dos, et de ce fait, sur le mien. Ce qui me fâche. Mais alors, énormément…
J'apprends que ce soir vous allez vous vautrer chez monsieur Bouzigue pour vomir vos promesses d'ivrogne devant des potiches bien choisies, avec des yeux crevés. Il faudra ensuite trouver quelqu'un pour passer la serpillière…
Recevez ici l'expression de mon mépris le plus sincère."