PRERETRAITE
Comment, grâce à Alzheimer prendre sa retraite avant 60 ans en prouvant qu'on a perdu ses capacités.
Monsieur Ducoude arrive à son lieu de travail. (ici ouvrons une parenthèse. On a plutôt l'habitude de dire "Dugenou", mais pour bouleverser un peu la tradition, nous avons choisi de dire "Ducoude". Au passage, vous aurez remarqué l'allusion référentielle: Dugenou-Ducoude. Mais fermons la parenthèse).
-Bonjour. Qui êtes-vous?
-Mais voyons, monsieur Ducoude…
-Ah, bonjour monsieur Ducoude.
-Mais non mon vieux, c'est vous Ducoude. Je suis Dutalon, votre chef de service. (Ouvrons une autre parenthèse pour constater que selon le même principe ce personnage est appelé "Dutalon").
-Ah? Très bien.
-Parfait. Alors au boulot!
-Pourquoi vous me parlez de boulon?
-J'ai pas dit boulon, j'ai dit boulot! Au travail! D'ailleurs vous êtes en retard.
-Où sommes-nous?
-Vous vous moquez?
-Moi Moké, et vous?
-Non, mais vous vous fichez de moi…
-Je vous demande pardon madame, qui êtes-vous?
-Ca suffit! Je suis votre chef et je vous ordonne d'aller immédiatement à votre poste!
- Où sommes-nous?
-Je vais le tuer…
-N'en faite rien, c'est un pauvre homme!
Les deux:
-Qui êtes-vous?
-Je suis le docteur Lacheville! (ouvrons une nouvelle parenthèse…
-On a compris!!
-Voilà, je suis le docteur Lacheville et ce monsieur est visiblement atteint de la maladie d'Alzheimer. Il est bon pour la retraite.
-En effet, je pense que vous avez raison. Bien. Bonne retraite mon ami.
-Qu'ils sont bêtes.
-Comment?
-Euh, j'ai dit c'est quoi retraite?
La semaine prochaine nous verrons comment prendre sa retraite anticipée d'ingénieur chimiste d'une fabrique d'explosif en simulant parkinson.